Ce SITE se veut être
un outil catéchétique, une démarche numérique de catéchèse pour rejoindre ceux
qui sont pressés, nomades ou accros au numérique.
C'est-à-dire rejoindre de plus en plus de chercheurs de Dieu et les accompagner dans leur quête spirituelle.
- CLIN DIEU -
PRIÈRE DU MATIN
NOVEMBRE -2026
Fête de la Toussaint - Commémoration des défunts
DIMANCHE 30 NOVEMBRE 2025
« Veillez pour être prêts » ( Lc 24, 37-44)
Méditation Père Jean-Marie Petitclerc
« Toujours prêts ! » Cette devise des scouts du monde entier trouve sa source dans cette parole de Jésus que nous venons d’entendre : « Tenez-vous donc prêts ! » Alors que nous sommes souvent complètement englués dans cette société de consommation, Jésus vient nous rappeler que la vie est fragile… que la mort peut surgir à l’improviste, de manière tout-à-fait aléatoire. Dans les internats qu’il a fondés, Don Bosco faisait pratiquer de manière régulière à ses jeunes garçons l’exercice dit « de la bonne mort ». Il s’agissait – certes à l’heure où le taux de mortalité chez les adolescents était assez élevé – de placer le jeune dans la perspective de devoir mourir, non afin qu’il s’inquiète … mais pour qu’il réfléchisse à ce qu’il aurait pu faire d’important, et qu’il regretterait de n’avoir pas fait … un geste d’affection, une démarche de réconciliation … de manière à ce qu’il puisse se mobiliser le jour d’après pour le réaliser. Cette pratique est tombée en désuétude dans nos maisons salésienne, certains éducateurs la jugeant trop mortifère. Et pourtant, n’est-il pas important de savoir se tenir prêt face à l’échéance ultime, plutôt qu’être dans le déni, savamment distillé par notre société, de devoir ne jamais mourir. Je songe à cette maman, qui s’était gravement fâchée avec sa fille, quelques jours avant que celle-ci ne meurt de manière imprévisible, et qui ne s’est jamais remise de ne pas s’être réconciliée.
Voici que nous entrons en ce dimanche dans le temps de l’Avent. Puissions-nous préparer notre cœur, de manière à être prêts pour accueillir la venue du Seigneur dans notre monde
Dimanche 30 novembre 2025
MAVIE N'EST QU'UN INSTANT
Paroles et musique : Jean-Claude GIANADDA
DÉCEMBRE 2025
Suggestion "Prière du matin"
- Commencer par un beau " Signe de croix "
- Lire la phrase d'Évangile du jour (écrite en rouge)
- Méditation (Proposée)
- Chant (Proposé)
Renouvelons la Mission de l'Espérance
à partir de la prière.
LUNDI 1er DÉCEMBRE 2025
« Beaucoup viendront de l'orient et de l'occident
et prendront place au festin du royaume des Cieux » (Mt 8, 5)
Méditation Père Nicolas de Boccard
Dans cet évangile, c’est un centurion romain – un occupant pour les juifs – qui fait
allégeance au Christ, et reconnaît en Lui un être supérieur, capable d’accomplir des
miracles. Militaire, ce centurion est même gêné de paraître comme celui qui donne un
ordre à Jésus : « Ainsi moi, j’ai des soldats sous mes ordres : je dis à l’un : « Va » et il va, à
un autre : « Viens » et il vient, et à mon esclave : « Fais ceci et il le fait ». Mais il ne s’est
pas présenté au Christ selon ses prérogatives. Il a ouvert son cœur à Jésus : « Mon serviteur
est au lit, chez moi, paralysé, et il souffre terriblement ». Et Jésus a lu dans son cœur la
véritable peine de cet homme et va répondre à sa demande. Il va même louer la grandeur
d’âme du Centurion : « Amen, je vous le déclare, chez personne en Israël je n’ai trouvé une
telle foi ».
Jésus ne regarde pas l’apparence, les galons, les diplômes, les relations où la religion
de tel ou tel : Il regarde la vérité du cœur. Il répond aux demandes vraies, sincères ; aux
souffrances exprimées qui émanent du cœur de l’homme. Il est le Dieu du cœur humain.
C’est seulement lorsque nous sommes en vérité que Dieu répond à nos appels, et que nous
ouvrons notre cœur.
Rappelons-nous la confession du Centurion que nous redisons à chaque communion
eucharistique : « Seigneur, je ne suis pas digne de te recevoir, mais dit seulement une
parole et je serai guéri ». Que la pauvreté de notre cœur touche le Seigneur à chacune de
nos eucharisties.
Lundi 1er décembre 2025
VENEZ DIVIN MESSIE
Paroles et musique : Jean-Claude GIANADDA
MARDI 02 DÉCEMBRE 2025
« Jésus exultat de joie sous l'action de l'Esprit Saint » (Lc 10, 21)
Méditation Père Jean-Marie Petitclerc
Avant d’embrasser le métier d’éducateur spécialisé, j’étais enseignant en mathématiques dans un lycée professionnel. Bon nombre de mes élèves de classe de quatrième préparatoire avaient eu un parcours chaotique dans le collège qu’ils avaient précédemment fréquenté, ce qui les avait convaincu qu’ils étaient nuls en maths. Alors je revois le sourire d’un élève qui venait de comprendre pour la première fois ce qu’était une équation. Et, en le contemplant, j’étais beaucoup plus heureux que lorsqu’un bon élève me remettait une excellente copie !
Voici donc que Luc nous rapporte aujourd’hui combien Jésus exulte de joie en découvrant que son message est compris par les tout-petits … les plus humbles de notre société. Point n’est besoin en effet de se lancer dans de grands débats théologiques, à coup d’arguments bien précis, comme savent si souvent le faire tout ce que la terre contient de sages et d’intelligents, pour découvrir que la seule voie d’accès au Père consiste à connaître le Fils. C’est en se découvrant frère de Jésus que se révèle notre identité de fils du Père. Comme j’aime souvent le dire aux jeunes que je prépare à la profession de foi, professer Dieu Père signifie vivre en frères.
Voici qu’en marchant vers Noël, nous sommes invités à découvrir le Père en contemplant le Fils qu’il nous envoie … ce petit enfant nu, dans le froid de la crèche, en cette nuit d’hiver.
Puisse retentir en notre cœur l’appel à la réchauffer, à en prendre soin …
Puissions-nous aussi découvrir en cette nuit que la voie royale d’accès au Père consiste dans le « prendre soin » des plus petits de notre société …
Mardi 02 décembre 2025
MINUIT CHRÉTIENS
Paroles et musique : Jean-Claude GIANADDA
MERCREDI 03 DÉCEMBRE 2025
« Jésus guérit les infirmières et multiplie les pains » (Mt 15, 29)
Méditation Mgr Emmanuel Gobilliard
Jésus est saisi de compassion. C’est assez étonnant qu’il soit saisi de compassion, alors qu’il vient d’exercer sa compassion pendant des heures, alors qu’il vient de faire parler les muets, de relever les estropiés, de faire marcher les boiteux, et de faire voir les aveugles. On a envie de lui dire : « Seigneur tu ne t’arrêtes donc jamais ? » Non, Jésus ne s’arrête jamais, il ne s’arrête jamais de nous aimer, d’avoir de la compassion pour nous, de s’intéresser à notre vie. On a envie de lui dire aussi : « Mais Seigneur pense en peu à toi !» Mais il ne sait pas penser à lui sans penser à nous. Son bonheur c’est le nôtre et sa plus grande joie, c’est que nous soyons heureux, y compris dans les choses les plus simples, les plus humbles, les plus matérielles même. Lorsque nous entendons la phrase tellement vraie : « vous serez jugés sur l’amour », nous pouvons la traduire par nous serons jugés sur notre façon d’imiter Jésus. Finalement rien n’est grave, sauf l’amour. Et toutes les erreurs, tous les péchés sont effacés devant l’amour, devant la charité. Lorsque je reçois des personnes en confession qui prennent beaucoup de temps à m’expliquer tout ce qu’elles ont fait de mal, à me décrire toutes leurs erreurs, toutes leurs faiblesses, j’aime les inviter aussi à demander pardon au Seigneur, pas seulement pour ce qu’elles ont fait de mal, mais pour ce qu’elles n’ont pas fait de bien. Oui nous serons bien davantage jugés sur le bien que nous n’avons pas fait, que sur nos erreurs. Et le critère que nous devons avoir devant les yeux pour bien agir, pour être saints, c’est Jésus et toute cette attitude d’amour, de charité, de compassion qui rayonne de toute sa personne
Mercredi 03 décembre 2025
NOËL DANS NOTRE VIE
Paroles et musique : Jean-Claude GIANADDA
JEUDI 04 DÉCEMBRE 2025
«Pour entrrer dans le royaume des Cieux,
il faut faire la volonté de mon Père » (Mt 7, 21)
Méditation Père Nicolas de Boccard
On ne le redira jamais assez : le mystère chrétien est un mystère d’incarnation. Il ne
suffit pas de penser, de croire, il faut mettre en pratique cette Parole. Il faut accepter de se
laisser transformer par cette Parole. Pour cela, il nous faut être fidèles aux enseignements
du Christ : une fidélité constructive. Nous bâtirons alors notre maison sur le roc.
Nous ne découvrons le Christ qu’en le suivant, en mettant nos pas dans les siens. Il
nous devance toujours, et c’est en mettant sa Parole en application que nous Le
reconnaissons comme Seigneur. Oui, il ne suffit pas de dire : « Seigneur, Seigneur », et de
vivre l’inverse de ce que l’on dit ou de ce que l’on croit. Il nous faut être cohérent, car
c’est justement le Christ qui unifie nos vies. Les saints sont des êtres unifiés, ils ont
accompli par leur vie le mystère de Celui en qui ils ont cru. Le prologue de la Règle de
Saint Benoît dit ceci : « Le Seigneur attend que, jour après jour, nous répondions par nos
actes à Ses saintes leçons »
La prière d’ordination d’un prêtre dit ceci : « Prenez conscience de ce que vous
ferez, vivez ce que vous accomplirez, et conformez-vous au mystère de la Croix du
Seigneur » et pour un diacre en recevant l’évangile : « Recevez l’évangile du Christ que
vous êtes chargé d’annoncer, veillez à croire ce que vous lirez, à enseigner ce que vous
croyez, à imiter ce que vous enseignez ».
Que cette prière s’accomplisse en chacun de nous. Notre maison se bâtit jour après
jour, recherchons les fondations solides
Jeudi 04 décembre 2025
GLORY ALLELUIA
Paroles et musique : Jean-Claude GIANADDA
VENDREDI 05 DÉCEMBRE 2025
« Croyant en Jésus deux aveugles sont guérit » (Mt 9, 27)
Méditation Mgr Emmanuel Gobilliard
La question que peut nous poser cet évangile est la suivante : « ces aveugles ont-ils la foi » ? la réponse est plutôt négative. Certes ils répondent qu’ils pensent que Jésus a la capacité de les guérir. Mais si Jésus avait été un autre thaumaturge comme il y en avait des centaines à l’époque de Jésus, les temples d’Esculapes en sont les témoins, les aveugles auraient répondu la même chose. Ainsi, ces aveugles croient que Jésus a des pouvoirs spéciaux et surtout ils veulent vraiment être guéris. Leur foi, si on peut parler de foi, en est donc à son premier degré. Mais cela suffit à Jésus. Notre sincérité lui suffit, notre désir profond de guérir lui suffit pour qu’il accomplisse un signe. Et ce signe qu’il accomplit en nous de multiples manières, c’est pour que notre foi grandisse, pour que nous puissions croire que, non seulement il peut nous guérir, mais que surtout il peut nous sauver. Le Seigneur veut que nous passions d’une foi qui nous fait dire : oui je crois que tu peux faire cela à une foi qui proclame : « je crois en toi, j’ai foi en toi ». Si les aveugles avaient cette belle foi, ils n’auraient pas négligé la demande de Jésus de garder le silence. Nous aussi, lorsque nous sommes favorisés de grâces de guérison, de grâces spirituelles, lorsque nous pensons que le Seigneur s’est manifesté à nous d’une manière ou d’une autre, nous devons rester discrets, pour ne pas nous enorgueillir nous-mêmes, pour ne pas faire croire que c’est à cause de notre foi que le Seigneur nous a attribué une belle grâce spirituelle, mais aussi pour qu’on ne réduise pas Jésus à être un thaumaturge. Je crois que le Seigneur aime que nous restions discrets et humbles. Un témoignage trop exubérant peut aussi détourner de Dieu.
Vendredi 05 décembre 2025
LES ANGES DANS NOS CAMPAGNES
Paroles et musique : Jean-Claude GIANADDA
SAMEDI 06 DÉCEMBRE 2025
« Voyant les foules, Jésus fut saisi de compassion » (Mt 9, 35)
Méditation Père Nicolas de Boccard
Dieu n’a pas voulu garder sa Sagesse pour Lui . Il a voulu la transmettre à toute
l’humanité. Pour ce faire, Jésus a choisi ses disciples, et les a envoyés en mission, c’est ce
que signifie le mot apôtre = envoyé. Il leur donne ses propres pouvoirs afin de continuer la
venue de Son Règne. Le collège des douze apôtres s’est étendu au collège actuel des
évêques : ils sont les piliers de l’Église.
Nous chantons : « Dieu a mis son corps entre nos mains » : folie de l’amour où non
seulement Dieu donne mais se donne et permet à chacun d’être instrument du Christ, selon
ses dons et charismes. « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux
qu’on aime » dira Jésus. Il l’ accomplit et le réalise en chacun de nous, à la mesure de notre
participation à son mystère. Il nous permet même de participer à son œuvre de
sanctification : « Celui qui croit en moi, les œuvres que je fais il les fera aussi, et même de
plus grandes » dira-t-il en Jean 14, 12.
À la suite des apôtres, donne-nous Seigneur assez d’amour pour faire de chacune de
nos vies une image de la tienne, un reflet de ton amour, une trace de ta présence.
Samedi 06 décembre 2025
ELLE BRILLE L'ÉTOILE
Paroles et musique : Jean-Claude GIANADDA
DIMANCHE 07 DÉCEMBRE 2025
«Convertissez-vous, car le royaume des Cieux est tout proche » (Mt 3, 1)
Méditation Père Bernard Devert
« Convertissez-vous, le Royaume des cieux est tout proche »
Il nous souvient sans doute de ce jeu quand nous étions enfants ; de grandes personnes nous invitaient à rechercher un trésor. La course était facilitée par un guide. Quand on en s’éloignait, on entendait, c’est froid ; puis, avançant vers la promesse, c’est tiède jusqu’à entendre ce sésame, tu brûles.
Convertissez-vous, ne serait-ce pas se déjouer des illusions qui nous paralysent pour aller vers le Royaume. Il s’agit pour ce faire de se lever. Il me faut avouer que, sur un plan spirituel, je me suis fabriqué des prothèses, ces béquilles qui me permettent de tenir debout, mais pour aller où.
Convertissez-vous, c’est ce lâcher prise au regard de ce que nous possédons qui, finalement, nous possède.
La liberté est toujours un risque que la foi ne vient pas l’annihiler mais le susciter.
Jésus rappelle que si nous ne devenons pas comme des enfants, nous ne rentrerons pas dans le Royaume. Il nous faut apprendre à marcher et cette avancée ne se fait que dans la confiance, non à partir de ce que l’on a mais au regard de ce que l’on est appelé à être.
Ce moment n’est pas sans susciter un déséquilibre d’où des craintes et des peurs pour se mettre à distance de ces figurines qui font croire que nous sommes armés pour la vie ; seulement le Royaume des cieux, ce royaume du cœur, ne peut être approché qu’en désarmant à soi-même.
En ce temps de l’Avent, ne sommes-nous pas invités à signer un armistice avec le cœur. Alors seulement, nous sortirons de ces idées de force qui constituent nos forteresses, l’alibi de nos indifférences, pour enfin se mettre à voir ce qui est juste. Il s’agit d’une plongée dans le fragile.
Or Noël, c’est l’Enfant Dieu qui ne trouve et ne revendique aucun abri pour être précisément le fragile. Il entre dans le monde, nous proposant de nous défaire de ces clés qui verrouillent nos vies en se parant de l’idée qu’elles nous protègent.
Que de lumières trompeuses qui aveuglent.
Noël est l’amour inconditionnel de Dieu pour l’homme. Il est le Juste qui jamais ne s’impose. Il suscite des braises dans les cœurs ; lorsque nous les entrevoyons, nous découvrons non sans étonnement que quelques ténèbres se sont dissipés.
Une trace de ce Royaume oriente alors nos vies, quelque chose en nous a bougé jusqu’à nous appeler à nous investir pour que ce monde soit plus humain. Comment alors ne pas reconnaître que le Royaume des cieux, ce royaume du cœur, est tout proche.
Dimanche 07 décembre 2025
LA PLUS BELLE LUMIÈRE
Paroles et musique : Jean-Claude GIANADDA
LUNDI 08 DÉCEMBRE 2025
« Je te salue comblée de grâce , le Seigneur est avec toi» (Lc 1, 26)
Méditation Père Bernard Devert
« Sois sans crainte, toi qui as la faveur de Dieu » ; à ces mots, Marie fut toute troublée, se demandant ce que pouvait bien signifier cette salutation.
L’écoute de la Parole va conduire Marie à prononcer ce oui, chance pour toute la communauté humaine.
L’ange la quitta ; une confiance absolue s’est établie entre le messager de Dieu et Marie qui jamais ne se déroba à ses engagements, acceptant de vivre ‘décalée’ pour refuser tout alignement aux idées de puissance et aux illusions que sont les boucliers des riches.
L’annonciation se révèle énonciation d’une naissance à partir de laquelle, tous, nous sommes appelés à naître pour reconnaître ce que nous sommes, les enfants du Père.
Le oui de Marie est une semence d’avenir. Lorsque les hommes et les femmes en sont les acteurs, alors l’espérance fait craquer nos tombeaux : la vie est là où on ne l’éprouvait pas, là où on ne l’espérait plus.
Marie ne garde pas ce message pour elle, elle le partage au cœur d’un silence, celui-là même qui permet d’entendre cette magnifique nouvelle : « n’aie pas peur, tu as trouvé grâce auprès de Dieu ».
Souvent, nous nous étonnons de la discrétion de Marie, voire même de son absence, sauf dans les heures les plus décisives et dramatiques que connut son fils.
La vocation de Marie est moins de parler que de permettre aux sans-voix de s’exprimer. Ne nous étonnons pas si tant de pauvres vouent à Marie une grande dévotion. Ils ont trouvé grâce auprès de Dieu, leur engagement se révélant un trésor pour l’Eglise. Quand la voix des pauvres est entendue, celle de Dieu est alors perceptible.
Peut-être qu’au cœur de cette annonciation, nous pouvons faire mémoire de Geneviève de Gaulle Anthonioz qui fut présidente d’ATD Quart Monde :
« Le jour où les Assemblées, les Universités, les Tribunaux, les Entreprises, les Syndicats, les Associations se mobiliseront pour entendre la voix de ceux qui n’ont pas encore acquis les moyens de la parole publique et de la participation sociale, le jour où ils tiendront compte de leur savoir, de leur pensée de leurs droits humains, le jour où ils réajusteront en conséquence les décisions, les analyses, les jugements, les activités, les solidarités qu’ils ont la charge d’assumer dans la société…ce jour-là seulement nous aurons gagné une bataille décisive pour une véritable citoyenneté.
Donner naissance à l’écoute de ce oui pour que les pauvres soient entendus pour avoir trouvé grâce, - ne serait-ce pas déjà la reconnaissance d’une éternité commencée pour découvrir que tous, nés de l’amour de Dieu, tous, nous sommes appelés à trouver grâce.
Lundi 08 décembre 2025
UNE ÉTOILE A BRILLÉ SUR LA TERRE
Paroles et musique : Jean-Claude GIANADDA
MARDI 09 DÉCEMBRE 2025
«Dieu ne veut pas qu'un seul de ses petits soit perdu » (Mt 18, 12)
Méditation Pasteur Magali Girard
Le temps de l’Avent nous prépare à la venue de Christ et nous fait espérer un rendez-vous
avec lui. Nous sommes appelés par ce temps liturgique à accueillir le tout autre. Jésus
nous rappelle ici que le Père éternel est lui aussi dans l’attente à notre égard. Il nous
espère, nous recherche. Cette parabole nous parle d’un rendez-vous qui ne peut pas être
manqué. Se peut-il que la brebis ait fui ? Comment s’est-elle perdue ? A-t-elle été
inattentive au troupeau, trop gourmande s’est-elle éloignée pour profiter seule d’une herbe
savoureuse ou bien trop fatiguée n’a-t-elle tout simplement pas pu suivre ses
congénères ? Peu importe, le berger va la chercher, la rechercher car elle est de son
troupeau. Pas de jugement sur les raisons de son éloignement. Il se peut d’ailleurs que
cette brebis ne se soit même pas rendu compte qu’elle été perdue. Ainsi nous dit
l’Evangile pour aujourd’hui, ce qui est important pour la brebis que nous sommes c’est de
savoir que le Père nous cherche toujours. Il n’y a pas de hiérarchie dans l’amour qu’Il nous
porte comme il n’y ne peut pas y en avoir dans l’amour que nous lui portons. Dieu ne
préférera pas la masse, le troupeau à un seul, une seule de ses enfants par esprit
d’efficacité, de rentabilité. Mais comme il connaît bien son troupeau, il peut lui faire
confiance comme le troupeau lui fait confiance. N’oublions pas cette relation de confiance
qui réuni le troupeau en reliant les uns avec les autres et avec Dieu. Il nous semble parfois
difficile de faire vivre ces deux relations, dans les communautés, dans les familles, les
chemins divergents sont souvent source de conflits. Il est question de cet équilibre que
cherche le théologien Dietrich Bonhoeffer lorsqu’il écrit « L’assemblée est le miracle et
l’acte de Dieu. J’appartiens au Christ. C’est pourquoi j’appartiens à l’assemblée »
Puissions nous vivre ce miracle dans nos cœurs durant ce temps de l’Avent pour porter un
regard plein d’espérance sur le monde.
©RCF
Mardi 09 décembre 2025
ALLUMONS NOS BOUGIES
Paroles et musique : Jean-Claude GIANADDA
MERCREDI 10 DÉCEMBRE 2025
« Venez à moi, vous tous qui peinez » (Mt 11, 28)
Méditation Pasteur Magali Girard
Les paroles de Jésus font écho au psaume 45 qui est comme un chant d’amour pour un
roi. En endossant cette description d’un roi à la fois puissant et plein d’humilité, de
douceur Jésus veut encourager ses disciples à la persévérance dans un contexte
d’indifférence voire d’hostilité. La règne que Jésus veut apporter est celui d’un Dieu dont
l’amour renverse les oppositions. Le joug c’est ce qui pèse sur le cou ou les épaules de la
bête de somme mais c’est aussi ce qui réuni parfois un attelage. Il n’est pas seulement
contrainte et soumission mais aussi union et partage d’une tâche. Quelle vision nouvelle
pour nous qui vivons des temps marqués par de nombreuses guerres et des dominations
sans limites imposées à des peuples séduits, subjugués parfois par la violence et l’orgueil
des puissants ! Le Christ s’annonce comme celui qui provoque la joie de son peuple par la
douceur, l’humilité, la justice. Jésus nous appelle à devenir ses disciples, c’est donc qu’il
souhaite que nous apprenions avec lui. Car c’est un apprentissage et son règne n’est pas
une fulgurance mais il s’étale largement dans le temps, dans notre temps aussi, malgré
les apparences. Nous pouvons nous mettre à son école pour nous défaire des mauvaises
habitudes de la violence et de l’arrogance. Nous avons peut-être fini par les trouver
normal, par les accepter ? Il nous faut nous convaincre à nouveau que la justice et la
vérité sont possibles pour nous aussi, dans notre vie quotidienne avec le Christ. Il vient à
notre rencontre à Noël, pour faire brèche dans nos résignations et nos acceptations. Il
nous montre qu’un autre monde est possible qu’il nous appartient de choisir comme nous
choisissons un maître pour apprendre une nouvelle discipline. Est-ce un cadeau que nous
voulons nous faire à nous même pour Noël : devenir disciple de Christ, à nouveau, de
nouveau! Trouver le repos de l’âme quel beau cadeau ce serait pour toute la Création !
Mercredi 10 décembre 2025
VIENNE LA COLOMBE
Paroles et musique : Jean-Claude GIANADDA
JEUDI 11 DÉCEMBRE 2025
«Personne ne s'est levé de plus grand que Jean le Baptiste » (Mt 11, 11)
Méditation Pasteur Magali Girard
Les paroles de Jésus se font incisives. « En vérité, je vous le dis » voilà une expression
qui souligne l’importance que lui-même donne à ce qu’il déclare. Pourquoi tant
d’insistance ? Ses paroles précédentes sont toutes des questions adressées à la foule qui
est venue le voir, le rencontrer en pensant que cela suffirai à leur faire comprendre la
volonté de Dieu pour eux. La foule est attirée par celui qui fait des miracles, des guérisons
mais est en train d’oublier la puissance de la parole de Jean. Ce qui intéresse la foule
c’est sans doute la puissance de Christ. Le Baptiseur a débuté un feu qui ne s’éteindra
pas nous dit pourtant Jésus en préparant les esprits et les cœurs à sa venue. Pourtant,
peu comprennent la portée de son ministère. La plupart veulent tout de suite parvenir à
Jésus, à sa puissance en oubliant la repentance que le Baptiseur a préché.
Ne sommes nous pas souvent comme cette foule dans notre relation à Dieu ? Nous
sommes parfois tentés d’aller vite, de demander à Dieu une action éclatante, ce qui nous
intéresse nous c’est le résultat d’un monde qui correspond à nos propres attentes. Nous
désirons qu’Il manifeste sa gloire dans le monde sans lui accorder le règne dans nos
propres cœurs, sans nous intéresser au Royaume que Lui désire pour nous. Le temps de
l’Avent c’est le temps pour se préparer à le recevoir dans nos vies, à accepter Christ
comme l’enfant qui vient à nous et non comme celui de qui nous pouvons tout attendre
sans même s’intéresser à lui, à la relation de confiance dont il a besoin. Avant Noël, il y a
l’Avent. Avant d’attendre quelque chose de Christ, il nous faut accueillir Jésus. Jean le
Baptiseur nous l’annonce et nous le demande, ce baptême de repentance nécessaire à la
compréhension du cadeau que nous fait la grâce de Dieu. A Noël, recevons pleinement en
nos vies celui qui vient à nous et accueillons le Royaume dans toute sa faiblesse et sa
fragilité.
Jeudi 11 décembre 2025
UN BOUT DE PAIN
Paroles et musique : Jean-Claude GIANADDA
VENDREDI 12 DÉCEMBRE 2025
« Ils n'écoutent ni Jean ni le Fils de l'homme » (Mt 11, 16)
Méditation Monique Baujard
Dans le passage d’Evangile de ce jour, Jésus dénonce le scepticisme ambiant de l’époque. A de nombreuses reprises dans les différents Evangiles, il est question de ceux qui ne veulent pas entendre. Rien n’y personne n’arrive à bousculer leurs certitudes. Que le message soit annoncé par le solitaire et ascétique Jean-Baptiste, ou par Jésus, qui partage la vie et le repas de ceux qui l’entourent, rien n’y fait. Ils ferment les écoutilles devant un message dont il ne faut pas sous-estimer le côté révolutionnaire et dérangeant. Et bien évidemment de tels phénomènes existent aussi aujourd’hui et personne n’est à l’abri. Ecouter, c’est un verbe actif et il a été mis au cœur de la méthode du synode sur la synodalité lancé par le pape François. Nous amis protestants connaissent bien les synodes, mais pour les catholiques ; c’est une nouveauté et ce synode qui traine en longueur et n’affiche pas de résultats spectaculaires dans l’immédiat, finit par en décourager beaucoup. Et pourtant, il s’y passe quelque chose d’extraordinaire qui relève justement de l’écoute. Ecouter d’autres chrétiens qui ne pensent pas comme moi, comme écouter d’autres citoyens qui ne pensent pas comme moi, c’est difficile, c’est fatiguant. Car il ne s’agit pas seulement d’entendre ce qu’ils disent pour le rejeter aussitôt. Il s’agit d’écouter avec le cœur, c’est-à-dire en se laissant toucher, en essayant de se mettre à leur place pour comprendre leur point de vue. Et dans cette écoute mutuelle, il s’agit aussi de chercher à écouter ce que l’Esprit Saint nous dit. Une véritable écoute est un processus long et c’est pour cela que le synode prend autant de temps. Nous sommes dans l’Avent, ce temps de préparation à la venue du Seigneur. C’est un temps de l’écoute, écouter la voix qui crie dans le désert, écouter ce que Dieu nous demande. Dans le Petit Prince, le renard dit qu’on ne voit bien qu’avec le cœur. C’est vrai aussi pour l’écoute, l’on n’écoute bien qu’avec le cœur. Nous pouvons alors reprendre à notre compte la prière du Roi Salomon : Seigneur, donnez-moi un cœur qui écoute (1R 3,9).
Vendredi 12 décembre 2025
DANS LA NUIT DE NOËL
Paroles et musique : Jean-Claude GIANADDA
SAMEDI 13 DÉCEMBRE 2025
«Élie est déjà venu et ils ne l'ont pas reconnu » (Mt 17, 10)
Méditation Monique Baujard
Le texte de ce jour commence par la phrase « Descendant de la montagne, les disciples interrogèrent Jésus ». Ce passage de l’Evangile selon Saint Matthieu se situe en effet juste après la Transfiguration de Jésus. Vous connaissez cette histoire. Jésus amène Pierre, Jacques et Jean sur une haute montagne, son visage et ses vêtements deviennent alors resplendissants de lumière et il s’entretient avec Moïse et Elie. Une voix se fait entendre du Ciel et les disciples prennent peur. Ils se jettent par terre et quand Jésus les relève, il est à nouveau seul, redevenu comme avant, et il leur interdit de parler de ce qu’ils ont vu « jusqu’à ce que le Fils de l’Homme soit ressuscité des morts ». C’est alors, en descendant de la montagne, que les disciples l’interrogent. Selon une tradition qui se réfère au prophète Malachie, c’est le prophète Elie qui doit revenir pour préparer le chemin pour le Messie. Jésus indique qu’Elie est déjà venu et qu’il n’a pas été reconnu. Les disciples comprennent qu’il évoque Jean-Baptiste. Jésus lie clairement son sort et celui de Jean-Baptiste. Les deux vont mourir d’une mort violente. Jean Baptiste a été décapité par Hérode et Jésus sera crucifié. Les passages d’Evangile de cette semaine de l’Avent soulignent tout ce qui rapproche les deux hommes. Jean-Baptiste prépare la voie du Christ, il accepte pour cela le dénuement et le don de sa vie. A travers Jean-Baptiste, c’est la figure du disciple du Christ qui est dessiné. Quelques versets plus tôt, Jésus dit « Si quelqu’un veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive » (Mt 16,24). Ailleurs il dira « Si quelqu’un veut me servir, qu’il me suive ; et là où moi je suis, là aussi sera mon serviteur » (Jn 12, 26). Il y a une certaine gravité dans les textes de ces trois derniers jours qui parlent tous de Jean-Baptiste. Choisir d’être disciple du Christ, ce n’est pas la voie du succès et du confort. Jésus l’a dit très clairement : « Celui qui veut sauver sa vie la perdra, mais qui perd sa vie à cause de moi la trouvera » (Mt 16,25).
Samedi 13 décembre 2025
NOËL, MARIE DANS NOTRE VIE
Paroles et musique : Jean-Claude GIANADDA
DIMANCHE 14 DÉCEMBRE 2025
«Es-tu celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre? » (Mt 11, 2-11)
Méditation Pasteur J.P. Sternberger
Selon l’évangile de Matthieu, Jean-Baptiste entend, dans sa prison, parler des œuvres du Christ. Luc que nous lirons mercredi imagine que des disciples de Jean lui ont rapporté ce que fait Jésus.
Mais si Jean sait déjà tout ce que fait Jésus, comment peut-il s’interroger et lui demander « es-tu celui qui vient ? ».
Selon l’évangile de Matthieu, Jean-Baptiste entend, dans sa prison, parler des œuvres du Christ, c’est à dire des œuvres du messie.
Or justement sa question va porter sur l’identification de Jésus et du messie. Il est donc possible que les « œuvres du Christ » dont Jean entend parler ne sont pas, selon Matthieu, celles de Jésus que Jean ignore et que lui révèleront à leur retour les disciples qu’il envoie, mais les œuvres dont on dit dans la tradition biblique et l’espérance juive qu’elles seront celles du messie. Et nous touchons là du doigt la différence fondamentale entre juifs et chrétiens à propos de Jésus. Comment demandent nos frères et sœurs juifs, comment pouvez-vous dire que le messie est venu alors que les temps messianiques, caractérisés par la paix et la bénédiction, les temps messianiques ne sont visiblement pas là ?
Et tout porte à penser que d’ici Noël, ce sera encore le cas.
Seigneur Jésus, tu n’a pas imposé la paix à ce monde en guerre qui fut le tien et reste le nôtre. Tu as accompli pourtant les œuvres du Christ. À nous de devenir concrètement dès aujourd’hui tes disciples. Amen
Dimanche 14 décembre 2025
NE CHERCHONS PLUS CETTE COLOMBE
Paroles et musique : Jean-Claude GIANADDA
LUNDI 15 DÉCEMBRE 2025
«Le baptème de Jean d'où venait-il?» (Mt 21, 23)
Méditation Pasteur J.P. Sternberger
Dans bien des religions, on trouve des prêtres et des prophètes. Offrant le sacrifice, le prêtre rend visible la prière des croyants, d’où son autorité.
Si le prêtre fait monter la prière vers le ciel, le prophète en fait descendre la parole. Cette parole extrêmement fragile mais dite au nom de Dieu légitime l’autorité du prophète.
L’évangile de ce matin parle de prêtres. Dans sa réponse, Jésus évoque la figure d’un prophète.
Forts de leur autorité, les prêtres demandent à Jésus de quelle autorité il se réclame. Avant de leur répondre, Jésus les interroge au sujet de Jean.
Et voilà que, dans les propos que les prêtres échangent entre eux, apparaît un troisième acteur qui n’est ni prêtre ni prophète : « tous, disent-ils prennent Jean pour un prophète ». Cet acteur c’est le peuple, ce qui se dit Laios en grec,. Laios a donné deux mots en français : laïc avec un c pour désigner celui qui, dans l’Église, n’est pas prêtre et laïque, avec -que pour dire ce qui n’est pas religieux. Les prêtres du temps de Jésus déplorent que les laïcs se mêlent de religion et font de Jean un prophète.
Alors ils se retirent disant « nous ne savons pas ».
Moi, non plus, dit Jésus, je ne vous dirai pas.
Quelle actualité de nos Églises, ce texte de l’évangile pourrait-il venir éclairer ? Si vous me dites « nous ne savons pas », comme Jésus, je vous répondrai « moi non plus, je ne vous dirai pas ».
Mais Seigneur, donne-nous, à nous aussi des prophètes. Amen
Lundi 15 décembre 2025
PEUPLE FIDÈLE
Paroles et musique : Jean-Claude GIANADDA
MARDI 16 DÉCEMBRE 2025
« Jean est venu : les publicains et les prostituées ont cru à sa parole» (Mt 21, 25)
Méditation Pasteur J.P. Sternberger
Traduire est souvent difficile. Et là j’ai peur que les traducteurs dont vous venez d’entendre le texte ne se soient laissés emportés par le cours de la petite histoire du père et de ses deux enfants.
Venant d’essuyer le refus de son premier fils, le père, dit le texte, se déplace pour parler au second. Il lui adresse alors les mêmes paroles qu’au premier, vraisemblablement : « gamin, va aujourd’hui travailler à la vigne ». Il ne lui pose pas de question. Il lui donne un ordre.
Or que répond le deuxième fils ? Non pas « oui, Seigneur » comme vous l’avez entendu lire mais, selon le texte grec, « moi Seigneur ». Certes on peut comprendre que ce « moi, Seigneur » signifie, « moi j’irai à la vigne » voire « moi, je ne suis pas comme mon frère qui a refusé car moi, j’irai ». Simplement le texte dit « moi, Seigneur » et non pas « oui, Seigneur ».
Quelle importance ? direz-vous. Le sens global est préservé. Sans doute. Mais le texte évangélique souligne aussi que le deuxième fils n’a pas vraiment écouté son père. Comme le font parfois les enfants, il a répondu à une question, c’est à dire il a donné une parole quand on lui demandait une action.
Que de fois, je fais comme lui, commençant une discussion sur le sens du mot aimer quand on me demande d’aimer mon prochain…
Et ce matin, Seigneur, tu ne poses aucune question. Tu dis « va aujourd’hui travailler à la vigne ». C’est l’heure d’y aller, je crois. amen
Mardi 16 décembre 2025
SEL DE LA TERRE
Paroles et musique : Jean-Claude GIANADDA
MERCREDI 17 DÉCEMBRE 2025
« Jésus Fils de David, Fils d'Abraham » (Mt 1, 1-17)
Méditation Père Jean-Marie Petitclerc
Comment montrer à la fois que Jésus s’inscrit dans la longue histoire de l’humanité et qu’il surgit comme nouveauté de Dieu ? Tel est le défi auquel est confronté Matthieu au démarrage de son évangile. Et il relève ce défi par cette longue et fastidieuse généalogie, que nous venons d’entendre : Trois fois quatorze générations, pour partir d’Abraham et arriver au Christ.
Je n’ai bien évidemment pas le temps de m’arrêter sur chacun des personnages cités. Mais ce que je puis dire, dans cette longue liste, c’est que que des héros côtoient des salauds, que des saintes femmes côtoient des prostituées. Jésus est donc pétri de cette pâte humaine, qui caractérise l’histoire de l’humanité.
Mais arrêtons-nous sur la fin de cette généalogie. Jacob engendre Joseph. Rappelons-nous que, dans l’ancien testament, Joseph était un des fils de Jacob. Et tant Jacob (avec le songe de l’échelle sur laquelle montaient et descendaient des anges) que Joseph (avec le songe de ses douze épis de blé, puis de ces douze étoiles qui lui rendent hommage) ont rêvé. Or, ils sont finalement peu nombreux les rêveurs de la bible. Aucun prophète ne fait état de ses songes, les visions étant d’un autre ordre. C’est donc une manière pour Matthieu d’annoncer le songe de Joseph, l’époux de Marie.
Et c’est là que se situe la rupture. Car c’est Joseph qui est un descendant lointain de David et d’Abraham. Et s’il est dit, dans le premier verset, que Jésus est fils de David, fils d’Abraham, en fait il n’a pas été engendré par Joseph, mais c’est de Marie que fut engendré Jésus. Ainsi la nouveauté de Dieu surgit dans le monde. Sommes-nous prêts, dans une semaine, à accueillir cet enfant ?
Mercredi 17 décembre 2025
JE SUIVRAI MON ÉTOILE
Paroles et musique : Jean-Claude GIANADDA
JEUDI 18 DÉCEMBRE 2025
« Jésus engendre en Marie, épouse de Joseph, fils de David » (Mt 1, 18)
Méditation Père Jean-Marie Petitclerc
Dans ce texte que nous venons d’entendre, rien ne se passe comme cela aurait dû se passer !
Première bizarrerie : Marie tombe enceinte, avant d’être mariée.
Deuxième bizarrerie : Joseph, en ce cas, aurait dû dénoncer Marie publiquement, mais il ne le fait pas ! Il décide de la renvoyer en secret.
Troisième bizarrerie : Voici qu’un songe le fait changer d’avis. Tout se passe, pour Joseph, comme si le rêve était plus têtu que les faits.
Quatrième bizarrerie : C’est Joseph, qui est fils de David, mais c’est Marie qui, bien que n’étant pas de la maison de David, va mettre au monde Jésus.
Cinquième bizarrerie : Joseph, qui légalement devait répudier Marie, décide de l’épouser … mais respecte sa virginité jusqu’à la naissance de ce fils auquel il donne le nom de Jésus.
Décidément, rien ne se passe comme cela aurait dû se passer. Comme le dit le pape François, dans sa lettre apostolique du 8 décembre 2020 « Avec un cœur de père », « la grandeur de St Joseph consiste dans le fait qu’il a été l’époux de Marie et le père adoptif de Jésus ». En raison de ce rôle dans l’histoire du salut, le pape François ajoute : « Saint Joseph est un père qui a toujours été aimé par le peuple chrétien comme le démontre le fait que, dans le monde entier, de nombreuses églises lui sont dédiées »
Alors je conclurai en te proposant cette prière du pape François : « Ô bienheureux Joseph, montre-toi aussi père pour nous et conduis-nous sur le chemin de la vie. Obtiens-nous grâce, miséricorde et courage et défends-nous de tout mal ! Amen »
Jeudi 18 décembre 2025
TU DESSINES AUJOURD'HUI
Paroles et musique : Jean-Claude GIANADDA
VENDREDI 19 DÉCEMBRE 2025
« L'ange Gabriel annonce la naissance à Jean Baptiste » (Lc 1, 5)
Méditation Mgr Emmanuel Gobilliard
Dans cet Évangile, nous avons un peu le sentiment que le Seigneur est sévère. Zacharie doute lorsque le Seigneur, par la voix de l’ange Gabriel, lui promet qu’il aura un fils alors que sa femme est âgée. Avouez qu’il y a de quoi être dubitatif. Dieu attend de Zacharie une foi absolue. Mais avouons que, nous aussi, il nous arrive de douter. Nous doutons de l’action de Dieu lorsque nous voyons toutes les souffrances, toutes les épreuves que nous avons à endurer, nous doutons de l’Église face aux scandales. Finalement nous doutons que Dieu puisse agir dans notre monde, nous doutons que Dieu soit Dieu et nous mettons en cause sa providence dès qu’elle ne correspond pas à nos plans, dès qu’elle nous contrarie. Je pense que si le Seigneur était aussi sévère avec nous qu’il l’a été avec Zacharie, nous serions tous muets. A travers cet Évangile, Dieu nous invite à espérer. Quelle que soient les difficultés personnelles que nous vivons, quelles que soient les angoisses, liées au réchauffement climatique, au terrorisme et à la guerre, les incompréhensions liées aux scandales de toutes sortes, le Seigneur est présent, infiniment présent comme celui qui nous aime par-dessus tout. Il est surtout présent comme un pauvre. L’essentiel des souffrances que nous subissons sont liées au péché des hommes. N’accusons pas Dieu lorsque les responsables, c’est nous. Et lorsque, comme Zacharie, Dieu éprouve notre foi et nous fait un cadeau magnifique auquel nous avons du mal à croire, comme la naissance improbable de cet enfant, c’est pour que son amour soit davantage manifesté, que sa puissance éclate au grand jour. Il est le Seigneur de la vie. Certes, Zacharie s’est tu pendant un moment, mais c’était pour mieux proclamer l’amour de Dieu, pour mieux laisser éclater sa joie d’être père. Ses espérances ont été exaucées au-delà de tout ce qu’il pouvait imaginer. N’ayons pas peur de croire que Dieu est Dieu, qu’il est à nos côtés dans les épreuves comme celui qui compatit, qui nous aime, n’ayons pas peur de croire que Dieu nous sauve, qu’il est la vie, la vie plus puissante que toute mort que toute souffrance, la vie qui n’a pas de fin.
Vendredi 19 décembre 2025
PETIT POÈME-MARIE DE NAZARETH
Paroles et musique : Jean-Claude GIANADDA
SAMEDI 20 DÉCEMBRE 2025
« Voici que tu vass cloncevoirn et enfanter un fils » (Lc 1, 26)
Méditation Père Jean-Marie Petitclerc
Et voici que le « oui » d’une adolescente, à peine âgée de 15 ans, va changer le cours du monde !
Qu’il fait bon, à la veille de Noël, d’évoquer la figure de Marie, cette adolescente pleine de grâce, choisie par Dieu pour être la mère de son Fils. Une jeune fille d’une bourgade sans histoire fait face à l’inattendu de l’événement. C’est le cœur bouleversé qu’elle accueille la nouvelle « Tu vas concevoir et enfanter un fils. Tu lui donneras le nom de Jésus ! »
Les questions se bousculent alors dans la tête de cette jeune adolescente. « Comment cela va-t-il se faire puisque je ne connais pas d’homme ! » Certes, elle est fiancée à Joseph, et c’est lui qui est de la maison de David dont il est question. Mais elle n’a pas encore élu domicile chez lui. Alors, comment est-il possible d’envisager d’être enceinte ? Il nous arrive à nous aussi bien souvent, dans nos réflexions, que la question du « comment ? » l’emporte sur celle du sens.
Reconnaissons que la réponse de l’ange n’est guère éclairante en termes de « comment ? », mais se centre sur le sens « L’Esprit saint viendra sur toi et la puissance du Très Haut te prendra sous son ombre ! »
Alors Marie, et c’est cela qui est fabuleux, ne s’arrête pas à la difficulté de comprendre. Elle écarte ses doutes … et puise dans sa foi la confiance en l’avenir, convaincue qu’elle est que rien n’est impossible à Dieu. « Voici la servante du Seigneur. Que tout m’advienne selon Ta parole ! »
Puissions-nous avec Marie donner la possibilité à Dieu d’agir dans nos vies ! Puissions-nous aujourd’hui ne pas sombrer à corps perdu dans la logistique des préparatifs de la fête de Noël (menu, cadeaux, décorations) mais préparer notre cœur à dire « oui », comme Marie, à l’enfant qui vient !
Samedi 20 décembre 2025
MAGNIFICAT2
Paroles et musique : Jean-Claude GIANADDA
DIMANCHE 21 DÉCEMBRE 2025
« Jésus naitra de Marie, accordée en mariage à Joseph, fils de David » (Mt 1, 18)
Méditation Pasteur Nicole Fabre
Elle se trouva enceinte par le fait de l’Esprit Saint. L’esprit Saint, c’est la présence même de Dieu en Marie. Prend-il la place promise à Joseph, celle d’être l’époux de Marie ? La décision de Joseph de se retirer le plus discrètement possible pourrait le laisser penser. Mais Dieu lui-même parle à Joseph au cœur de la nuit. Il le visite. Au travers de cet enfant qui commence à grandir dans le ventre de Marie, Joseph entend l’action de Dieu, ce Dieu qui aime de toujours à toujours son peuple et qui intervient en se donnant lui-même : tu lui donneras le nom de Jésus, Dieu sauve, car c’est lui, cet enfant, qui sauvera son peuple de toutes ces déviances si profondes. Esaïe avait fait entendre un autre nom associé à cet enfant : Emmanuel, Dieu avec nous. Dieu dévoile ainsi à Joseph son action, comme il l’avait fait pour Abraham, pour Moïse. Mais il lui dévoile au même moment son humilité, son effacement. Oui, l’humilité profonde de Dieu, son respect tout aussi profond de l’engagement qui existe entre Joseph et Marie. C’est toi, toi, Joseph, qui le nommera. C’est toi qui seras le père de cet enfant, avec moi. Je ne prends pas ta place. Quand Dieu intervient, jamais il ne prend notre place. Jamais il n’efface nos alliances essentielles. Il vient donner une dimension encore bien plus profonde à nos engagements.
Dimanche 21 décembre 2025
IL EST NOTRE LUMIÈRE
Paroles et musique : Jean-Claude GIANADDA
LUNDI 22 DÉCEMBRE 2025
« Le Puissant fit pour moi des merveilles » (Lc 1, 46)
Méditation Pasteur Nicole Fabre
Quelle confirmation pour Marie ! Quelle exultation ! L’ange lui a indiqué que sa cousine Elisabeth avait elle aussi été visitée par Dieu. Or, rien qu’à la salutation de Marie, Elisabeth est capable de ressentir le tressaillement de l’enfant qu’elle porte, et de l’interpréter. Elle s’incline devant cette toute jeune fille qu’est Marie en la nommant mère de son Seigneur. L’ordre des choses en est totalement bouleversé : Elisabeth, la plus âgée, femme de prêtre, n’hésite pas à honorer cette toute jeune fille, Marie, qui vit si loin du centre religieux qu’est Jérusalem et qui en est une totale inconnue. Marie peut alors chanter Celui qui se penche sur les petits, qui renverse les puissants de leur trône, qui renvoie les riches les mains vides. Son chant n’est pas hymne révolutionnaire, mais reconnaissance de l’identité même de Dieu, depuis toujours. Il est celui qui fait grâce : « Sa miséricorde s’étend d’âge en âge sur ceux et celles qui le craignent ». Cette miséricorde fait œuvre de révélation depuis toujours, depuis Abraham. Celui ou celle qui sont profondément à son écoute découvre ses merveilles : tout ce qui est superficiel, factice n’est plus. Tout ce qui est noble pour Dieu se trouve mis en valeur. Elisabeth la première, avec Jean qui grandit en elle, entre dans cette joie qui laisse place à ce que Dieu fait, à ce bouleversement de nos critères.
Père, à la suite d’Elisabeth, avec Marie, donne-nous de reconnaitre ton œuvre dans celles et ceux que nous rencontrons et d’entrer avec eux dans la joie de ton action.
Lundi 22 décembre 2025
UNE LAMPE ALLUMÉE
Paroles et musique : Jean-Claude GIANADDA
MARDI 23 DÉCEMBRE 2025
« Naissance de Jean Baptiste » (Lc 1, 57)
Méditation Mgr Emmanuel Gobilliard
Cet enfant est un don de Dieu, c’est ce que nous dit ce merveilleux Évangile, où nous voyons que c’est Dieu lui-même qui donne à Jean son nom, parce que Dieu est pour lui un père et que donner un nom, dans la tradition biblique, c’est assumer une responsabilité, une autorité, un accompagnement, une proximité, c’est aussi proclamer à l’enfant qu’on l’a voulu, qu’on l’a choisi, qu’on l’aime. Donc Dieu lui-même dans cette intervention providentielle dit cela à Jean Baptiste, mais en même temps c’est aussi un choix personnel de Zacharie, et un choix personnel d’Elisabeth. Le fait que Zacharie soit devenu muet est aussi une façon d’exprimer que c’est un choix libre des deux parents, qui comme Dieu assument tout ce que le fait de donner un nom à son enfant implique comme responsabilité, comme choix, comme amour. Remarquons d’ailleurs, que ce choix du nom, s’il est un choix de Dieu est d’abord un choix des parents, comme si Dieu voulait passer par eux pour se donner, pour se communiquer, pour dire son amour. Oui Dieu est très respectueux des intermédiaires, de la dimension humaine, familiale. C’est lui qui confie aux parents la mission de l’éducation, la mission de la transmission de la foi, c’est Dieu lui-même qui dit aux parents : « Aimez-le en mon nom, aimez-le comme je l’aime, de façon inconditionnelle, sans rien céder à la dimension de l’éducation. Quel bel équilibre ! Quelle belle collaboration ! Vraiment les parents ne sont pas seulement procréateurs, ils sont aussi cocréateurs. Bien sûr, ce que je viens de dire de Jean Baptiste, est vrai ou devrait être vrai de tout enfant. Chacun de nous sommes aimés infiniment par Dieu. Quel cadeau ! Rendons grâce aussi à nos parents qui nous ont donné la vie, et lorsque c’est le cas, rendons grâce parce qu’eux aussi nous appellent par notre nom, assument leur responsabilité parfois non sans difficultés. Prions également pour ceux qui n’ont pas le bonheur d’avoir des parents, pour ceux dont les parents ne peuvent pas, pour différentes raisons, assumer leurs responsabilités. Prions pour qu’ils découvrent, même si c’est souvent beaucoup plus difficile, combien Dieu les aime, combien il compte sur eux, combien il a une mission, un plan pour chacun d’eux comme c’était le cas pour Jean Baptiste.
Mardi 23 décembre 2025
TOUTE MA FORCE
Paroles et musique : Jean-Claude GIANADDA
MERCREDI 24 DÉCEMBRE 2025
«Le soleil levant nous visitera » (Lc 1, 67)
Méditation Sœur Catherine de Coster
Zacharie, devenu muet à la suite de sa rencontre avec l’ange, fait, dans le silence, un long travail de relecture et de mémoire pour scruter le fil de l’histoire de Dieu avec les hommes. Elisabeth quant à elle porte, dans le secret, la vie naissante. Une fois la langue déliée et la parole retrouvée, Zacharie exprime haut et fort ce qu’il a vu : Béni soit le Seigneur, le Dieu d’Israël qui visite et délivre son peuple. Cette action de grâce de Zacharie inaugure le temps nouveau où Dieu vient dans la chair pour visiter son peuple.
Pourtant, Dieu n’a pas attendu Noël pour s’intéresser à l’humanité et pour faire alliance avec elle. La naissance de Jésus n’est pas l’événement qui vient réparer les ratés de l’histoire du salut à cause du péché de l’homme. Depuis la création, le projet de Dieu n’est-il pas de venir à l’homme et de faire alliance avec lui ? Si Adam n’avait pas péché, j’ose croire que Jésus serait quand même venu, que le désir de Dieu était de prendre ses délices avec les enfants des hommes ! Et que l’Astre d’en Haut nous aurait quand même visité, afin que nous le servions dans la justice et la sainteté, en sa présence, tout au long de nos jours.
Telle est la tendresse, l’amour invincible de Dieu pour son peuple, pour l’humanité, pour chacun et chacune d’entre-nous. Dieu visite son peuple ... et conduit nos pas au chemin de la paix.
Ce soir, l’Astre se lèvera sur notre monde. Qu’il suscite sa force de salut et que la paix de sa Visitation inonde les cœurs de tous les habitants de cette terre.
Mercredi 24 décembre 2025
MARIE VOUS SAUREZ LUI DIRE
Paroles et musique : Jean-Claude GIANADDA
JEUDI 25 DÉCEMBRE 2025
« Aujourd'hui vous est né un Sauveur » (Lc 2, 1)
LE PAPE FRANÇOIS LORS DE LA MESSE DE LA NATIVITÉ :
"EN T’EMBRASSANT TOI, ENFANT DE LA MANGEOIRE, J’EMBRASSE À NOUVEAU MA VIE"
En cette nuit s’accomplit la grande prophétie d’Isaïe : "Un enfant est né pour nous, un fils nous a été donné" (Is. 9, 5).
Un fils nous a été donné. On entend souvent dire que la joie la plus grande de la vie est la naissance d’un enfant. C’est une chose extraordinaire qui change tout, qui met en mouvement des énergies imprévues et fait surmonter fatigues, gênes et nuits blanches, parce qu’elle porte un bonheur indescriptible face auquel rien ne compte plus. C’est ainsi qu’est Noël : la naissance de Jésus est la nouveauté qui nous permet chaque année de renaître de l’intérieur, de trouver en lui la force d’affronter toute épreuve. Oui, parce que sa naissance est pour nous : pour moi, pour toi, pour chacun. Pour est le mot qui revient en cette sainte nuit : "Un fils est né pour nous" a prophétisé Isaïe ; "Aujourd’hui est né pour nous le Sauveur", avons-nous répété dans le Psaume ; Jésus "s’est donné pour nous" (Tt 2, 14), a proclamé saint Paul ; et l’ange de l’Évangile a annoncé : "Aujourd’hui est né pour vous un Sauveur" (Lc 2, 11).
Mais que veut nous dire ce pour nous ? Que le Fils de Dieu, le béni par nature, vient faire de nous des fils bénis par grâce. Oui, Dieu vient au monde comme fils pour nous rendre fils de Dieu. Quel don merveilleux ! Aujourd’hui Dieu nous émerveille et dit à chacun de nous : "Tu es une merveille" . Sœur, frère, ne perds pas courage. As-tu la tentation de te sentir fautif ? Dieu te dit : « Non tu es mon fils ! » As-tu la sensation de ne pas y arriver, la crainte d’être inadapté, la peur de ne pas sortir du tunnel de l’épreuve ? Dieu te dit : "Courage, je suis avec toi". Il ne te le dit pas en paroles, mais en se faisant fils comme toi et pour toi, pour te rappeler le point de départ de toute renaissance : te reconnaitre fils de Dieu, fille de Dieu. C’est cela le cœur indestructible de notre espérance, le noyau incandescent qui soutient l’existence : sous nos qualités et nos défauts, plus forte que les blessures et les échecs du passé, les peurs et les inquiétudes pour l’avenir, il y a cette vérité : nous sommes des fils aimés. Et l’amour de Dieu pour nous ne dépend pas et ne dépendra jamais de nous : c’est un amour gratuit, une pure grâce. Cette nuit, nous a dit saint Paul "la grâce de Dieu s’est manifestée" (Tt 2, 11). Rien n’est plus précieux.
Un fils nous a été donné. Le Père ne nous a pas donné quelque chose, mais son Fils unique lui-même, qui est toute sa joie. Pourtant, si nous regardons l’ingratitude de l’homme envers Dieu et l’injustice envers tant de nos frères, il vient un doute : le Seigneur a-t-il bien fait de tant nous donner ainsi, fait-il bien de nous faire encore confiance ? Ne nous surestime-t-il pas ? Oui, il nous surestime, et il le fait parce qu’il nous aime à en mourir. Il ne réussit pas à ne pas nous aimer. Il est fait ainsi, il est si différent de nous. Il nous aime toujours, mieux que nous réussissons à le faire pour nous-mêmes. C’est son secret pour entrer dans notre cœur. Dieu sait que l’unique façon pour nous sauver, pour nous guérir de l’intérieur, c’est de nous aimer. Il sait que nous nous améliorons seulement en accueillant son amour infatigable, qui ne change pas mais nous change. Seul l’amour de Jésus transforme la vie, guérit les blessures les plus profondes, libère des cercles vicieux de l’insatisfaction, de la colère et de la plainte.
Un fils nous a été donné. Dans la pauvre mangeoire d’une sombre étable il y a vraiment le Fils de Dieu. Surgit une autre question : pourquoi est-il né dans la nuit, sans logement digne, dans la pauvreté et dans le refus, alors qu’il méritait de naitre comme le plus grand roi dans le plus beau des palais ? Pourquoi ? Pour nous faire comprendre jusqu’où il aime notre condition humaine : jusqu’à toucher de son amour concret la pire de nos misères. Le Fils de Dieu est né rejeté pour nous dire que toute personne rejetée est enfant de Dieu. Il est venu au monde comme vient au monde un petit enfant, faible et fragile, pour que nous puissions accueillir avec tendresse nos fragilités. Et découvrir une chose importante : comme à Bethléem, avec nous Dieu aussi aime faire de grandes choses à travers nos pauvretés. Il a mis tout notre salut dans la mangeoire d’une étable et il ne craint pas nos pauvretés : laissons sa miséricorde transformer nos misères !
Voilà ce que veut dire qu’un fils est né pour nous. Mais il y a encore un pour, que l’ange dit aux bergers : "Et voici le signe qui est donné pour vous : vous trouverez un nouveau-né couché dans une mangeoire" (Lc 2, 12). Ce signe, le nouveau-né dans la mangeoire, est aussi pour nous, pour nous orienter dans la vie. A Bethléem, qui signifie “Maison du pain”, Dieu est dans une mangeoire comme pour nous rappeler que, pour vivre, nous avons besoin de lui comme du pain à manger. Nous avons besoin de nous laisser traverser par son amour gratuit, infatigable, concret. Que de fois par contre, affamés de divertissement, de succès et de mondanité, nous nourrissons notre vie d’aliments qui ne rassasient pas et laissent le vide à l’intérieur ! Le Seigneur, par la bouche du prophète Isaïe, déplorait que, alors que le bœuf et l’âne connaissent leur mangeoire, nous, son peuple, nous ne le connaissons pas, lui la source de notre vie (cf. Is 1, 2-3). C’est vrai : insatiables d’avoir, nous nous jetons dans de nombreuses mangeoires de vanité, oubliant la mangeoire de Bethléem. Cette mangeoire, pauvre de tout et riche d’amour, enseigne que la nourriture de la vie est le fait de nous laisser aimer par Dieu et d’aimer les autres. Jésus nous donne l’exemple : Lui, le Verbe de Dieu, est un bébé ; il ne parle pas, mais il offre sa vie. Nous par contre nous parlons beaucoup, mais nous sommes souvent analphabètes de bonté.
Un fils nous a été donné. Celui qui a un petit enfant sait combien il faut d’amour et de patience. Il faut le nourrir, le soigner, le nettoyer, prendre soin de sa fragilité et de ses besoins, souvent difficiles à comprendre. Un enfant fait se sentir aimés, mais enseigne aussi à aimer. Dieu est né petit enfant pour nous pousser à avoir soin des autres. Ses tendres pleurs nous font comprendre combien sont inutiles tant de nos caprices. Son amour désarmé et désarmant nous rappelle que le temps que nous avons ne sert pas à pleurer sur notre sort, mais à consoler les larmes de celui qui souffre. Dieu élit domicile tout près de nous, pauvre et dans le besoin, pour nous dire qu’en servant les pauvres nous l’aimerons lui. A partir de cette nuit, comme l’a écrit une poétesse, "la résidence de Dieu est à côté de la mienne. La décoration est l’amour" (E. Dickinson, Poems, XVII).
Un fils nous a été donné. C’est toi, Jésus, le Fils qui me rend fils. Tu m’aimes comme je suis, non comme je me rêve. En t’embrassant toi, Enfant de la mangeoire, j’embrasse à nouveau ma vie. En t’accueillant toi, Pain de vie, moi aussi je veux donner ma vie. Toi qui me sauve, enseigne-moi à servir. Toi qui ne me laisse pas seul, aide-moi à consoler tes frères, parce qu’à partir de cette nuit ils sont tous mes frères.
Pape François, 24 décembre 2020
Jeudi 25 décembre 2025
JE VOUS AI VUE MARIE
Paroles et musique : Jean-Claude GIANADDA
VENDREDI 26 DÉCEMBRE 2025
«Ce n'est pas vous qui parlerez, c'est l'Esprit de votre Père » (Mt 10, 17)
Méditation Père Emmanuel Payen
Hier, c’était Noël, la Joie, la Paix… le Mystère de Noël est plus fort que toute violence et toute mort…
Noël, c’est la fête de la Vie et de la victoire de la Lumière sur les ténèbres… a partir d’aujourd’hui, les jours grandissent…
Mais, malheureusement, ce temps de grâce ne va pas durer... Pour fuir le massacre des innocents, ordonné par le roi Hérode, Marie et Joseph avec le nouveau-né Jésus, vont quitter leur pays pour l’exil en Egypte.
« Le Fils de Dieu est venu chez les siens et les siens ne l’ont pas reçu. »
Cette même situation perdure depuis l’origine – le refus de Dieu ; le négationnisme des paroles de vie est de toutes les époques. Combien de prophètes ont été emprisonnés et tués ? Combien de chrétiens sont morts à cause de leur foi ?
Aujourd’hui, dans combien de pays les chrétiens sont persécutés ? Et il y a beaucoup de formes de persécutions…
Je pense à ce jeune de 13 ans dont ses copains de classe se moquent parce qu’il a osé dire que le dimanche il va à la messe…
Je pense à cette jeune femme qui a refusé l’avortement de son enfant…
Oui, aujourd’hui, comme à l’époque de la naissance de Jésus, les disciples du Christ sont parfois persécutés, de façon brutale ou bien insidieuse.
Alors, aujourd’hui, Jésus nous prévient : les disciples sont comme le maître. J’ai été exclu, condamné, emprisonné et exécuté, vous aussi vous pouvez être persécutés, dénoncés, trahis, même dans votre famille ou par vos amis.
Alors nous dit Jésus, soyez sans crainte « c’est l’Esprit Saint, l’Esprit de votre Père qui parlera en vous. »
« Celui qui aura persévéré jusqu’au bout, celui-là sera sauvé. »
Seigneur Jésus, tu nous demandes de témoigner de ton Amour pour tous malgré le refus de beaucoup et l’incompréhension de nos proches.
Ouvre notre cœur à ton Esprit, afin que ce soit lui-même qui parle en nous et rende témoignage à Notre Père, lui qui est béni à jamais.
Vendredi 26 décembre 2025
TROUVER DANS MA VIE TA PRÉSENCE
Paroles et musique : Jean-Claude GIANADDA
SAMEDI 27 DÉCEMBRE 2025
« L'autre disciple courut plus vite que Pierre et arriva au tombeau » (Jn 20, 2)
Méditation Sœur Catherine de Coster
En cette fête de Saint Jean l’Evangéliste, la liturgie fait fi du temps et de l’espace. Il y a deux jours nous étions avec les bergers à la grotte de Bethléem et aujourd’hui nous nous retrouvons devant la grotte du tombeau vide. Quel contraste ! Quel chemin !
Le message de l’Ange aux bergers leur annonçait dans la joie « aujourd’hui, vous est né un Sauveur…. Il est le Messie ». Nous aurions aimé rester dans la quiétude de la crèche, mais hier déjà, le martyr d’Etienne nous a fait pressentir que nous ne pourrions en rester là, et qu’il nous faudrait passer de la crèche à la Croix.
De la crèche à la Croix ? … Mais la croix n’est pas la fin de l’histoire ! Avant-hier nous étions à la crèche, en adoration devant un bébé emmailloté dans une mangeoire. Et aujourd’hui nous nous retrouvons devant le tombeau vide.
A la crèche, les bergers reconnaissent dans le signe infime d’un enfant l’espérance du salut, et aujourd’hui, l’autre disciple, celui qui était arrivé le premier au tombeau, vit et crut. Il ne voit absolument rien, sinon un grand vide, un silence, une absence où imperceptiblement, discrètement se glisse une vie inaperçue.
De la grotte de Bethléem à la grotte du jardin de la résurrection, nous sommes appelés à reconnaître la vie en germe dans ce qu’il y a de plus petit, de plus caché, de plus infime … De la grotte de la nativité à la grotte de la résurrection, nous sommes convoqués à croire, à reconnaître dans l’absence de grandeur et de pouvoir, la présence du Dieu de Vie.
En Lui, était la Vie et la Vie était la Lumière du monde… les Ténèbres ne l’ont pas arrêtée.
Samedi 27 décembre 2025
JE VOUS SALUE MARIE
Paroles et musique : Jean-Claude GIANADDA
DIMANCHE 28 DÉCEMBRE 2025
« Prends l'enfant et sa mère et fuis en Égypte » (Mt 2, 13)
Méditation Père Emmanuel Payen
Quelques jours après la naissance de Jésus à Bethléem, la Sainte Famille, Marie, Joseph et le nouveau-né doivent quitter leur pays, car ils sont en danger de mort.
Le roi Hérode va ordonner le massacre de tous les enfants de moins de 2 ans.
La Sainte famille fuit en Egypte, traversant le désert du Sinaï, connaissant la peur, le froid, l’absence de nourriture et d’hébergement. Dès sa naissance, Jésus connaitra la situation d’émigré, comme naguère les Patriarches, puis le peuple d’Israël esclave chez les Pharaons.
Joseph et Marie se sont-ils souvenus de ces phrases de la Thora, en Deutéronome
10 17 « Dieu aime l’immigré, le fidèle doit donc l’aimer également »
Et en Deutéronome. 24 : « La loi de Moïse a souci des immigrés, car les juifs l’ont été en Egypte. »
N’oublions pas l’hospitalité. En accueillant un pauvre, un malade, un étranger, c’est Jésus lui-même que nous accueillons, soignons, habillons, nourrissons. « Ce que vous aurez fait au plus petit de mes frères, c’est à moi que vous l’aurez fait, dit le Seigneur ». Math. 25
Le chrétien n’est-il pas lui-même un voyageur ici-bas ?
Le chrétien n’est-il pas un étranger sur cette terre ?
Avec les immigrés et tous ceux qui souffrent, le chrétien doit se souvenir que lui-même a fait l’objet de la miséricorde du Seigneur quand il était loin de lui. Dès lors, il doit, à son tour, témoigner de cette miséricorde envers tous ceux et celles qui sont dans le besoin.
Seigneur Jésus, en ces jours de fête, de retrouvailles familiales et amicales, donne-nous un cœur et un esprit universel, particulièrement attentif à l’accueil de l’étranger.
Donne-nous de voir dans l’immigré le visage du Christ et de ses parents qui ont dû fuir hors de leur pays, et qui a dit : « j’étais un étranger et vous m’avez accueilli ». (Math 25 35)
Dimanche 28 décembre 2025
COMME UNE LAMPE SUR MES PAS
Paroles et musique : Jean-Claude GIANADDA
LUNDI 29 DÉCEMBRE 2025
«Lumière qui se révèle aux nations » (Lc 2, 22)
Méditation Pasteur Magalie Girard
Comment se fait-il donc que pour Siméon cet enfant, sans doute très semblable aux autres, soit aussi important, qu’est-ce qui lui permet de reconnaître en lui la réalisation d’une promesse si vieille ?
Cette rencontre si émouvante entre Syméon et Jésus encore bébé est permise nous dit l’évangéliste, par l’Esprit Saint, qui poussant le vieux prophète au Temple lui donne l’occasion de contempler de ses yeux ce que son coeur et son espérance attendent.
La récompense de son attente c’est la paix nous dit-il et pour nous tous qui voyons la période des fêtes prendre fin, Syméon, est un exemple de persévérance, de patience mais aussi un encouragement dans la confiance que nous pouvons avoir dans la force de l’Esprit Saint.
Ce que d’autres, et nous en premier, considérons comme un évènement banal Syméon lui, y voit le salut de son peuple grâce à l’Esprit saint qui « était sur lui » nous dit le passage.
Ainsi s’il nous semble qu’après Noël la nouveauté du rejeton ne faiblisse, que la lumière palisse et que l’espérance se transforme en lassitude nous pouvons nous tourner vers Syméon qui a su voir au-delà des apparences et reconnaître dans le commun ce qui est extra ordinaire.
Voilà pourquoi on peut entendre dans les paroles de louanges de Siméon comme un résumé de ce qui fait la bonne nouvelle de la venue de Christ : je peux maintenant me détacher de ma personne, nous dit-il, car toi Seigneur tu as accompli ta promesse et ton salut est présent dans la vie, quand elle est simple mais aussi quand elle nous apparaît pleine de menaces.
Les paroles qui terminent ce passage sont en effet inquiétantes. Un enfant signe de contradiction, qui révèlent les cœurs c’est effrayant pour sa mère bien sûr et pour nous aussi ! C’est que pour l’accueillir en nos cœurs, il nous faut dit l’Evangile une conversion : chute et relèvement, qui nous fera porter un regard nouveau sur nos vies et déceler ainsi le salut du Seigneur présent autour de nous.
Alors, vieux prophète comme jeunes témoins sachons ouvrir nos cœurs et nos yeux à l’advenue du Salut de Dieu !
Lundi 29 décembre 2025
COMME UN ENFANT TIENT LA MAIN
Paroles et musique : Jean-Claude GIANADDA
MARDI 30 DÉCEMBRE 2025
«Elle parlait de l'enfant à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem » (Lc 2, 36)
Méditation Pasteur Magalie Girard
Anne est l’inverse de Marie : âgée, veuve elle est pourtant elle aussi pleine de confiance et de persévérance alors même que sa position sociale est une des plus difficile.
Elle porte un témoignage fort et public à propos de Jésus,
Elle est image de fidélité et de témoignage pour nous tous donc quelque soit notre situation sociale ou notre âge. Elle nous montre que, en matière de confiance, de persévérance et d’annonce de la bonne nouvelle quelque soit notre place dans la société et notre âge le Seigneur nous donne de pouvoir témoigner.
Sa vie pieuse et au service des autres nous disent qu’elle est à l’écoute du Seigneur et de ses frères et sœurs. Cette force ou cette capacité lui permet, malgré sa vie finissante et probablement sa vue déclinante de voir clairement et de comprendre ce qui est en train de se passer.
L’image de la personne âgée qui voit au-delà des apparences est une figure connue dans de nombreuses cultures comme permettant le passage d’information d’origine divine. Porteuse d’expérience et somme de sagesse elle est aussi mystérieuse et déroutante souvent pour celles et ceux qui l’entendent.
Anne la prophétesse ouvre ainsi une porte dans le quotidien banal de ceux qui l’écoutent en parlant d’un enfant comme la délivrance donnée par Dieu. Une brèche s’ouvre dans les esprits « et si c’était vrai » « et si c’était lui » ? Un début de questionnement qui peut mener à la conversion. Anne est cette passeuse de message qui nous entraîne à porter un regard nouveau sur le monde et sur nous-même en nous questionnant sur notre attente. Elle nous encourage à prendre part au changement déjà en route.
Parler de délivrance, témoigner de Jésus voilà ce que cela peut-être : l’ouverture d’une brèche dans le quotidien, la remise en question du connu et du banal pour faire naître la reconnaissance et l’espérance dans les cœurs qui sont autant de liens nouveau avec la vie et son Créateur, notre Seigneur !
Mardi 30 décembre 2025
UNE VOIX
Paroles et musique : Jean-Claude GIANADDA
MERCREDI 31 DÉCEMBRE 2025
«Le Verbe s'est fait chair » (Jn 1, 1-18)
Méditation Pasteure Helena Vicario
Difficile de traduire le mot grec logos qui revient une multitude de fois dans ce texte et qui a été traduit ici par le mot «Verbe ». Le mot logos veut à la fois dire parole, verbe, et capacité d’élaborer un discours argumenté et cohérent. Dans le prologue de l’évangile de Jean que nous avons écouté, il désigne Jésus-Christ.
Cela nous donne trois éléments sur Jésus qui peuvent alimenter notre réflexion. Premièrement, Jésus Christ en tant que divinité existante auprès de Dieu est avant tout une parole. La parole de Dieu à partir de laquelle Dieu le père a créé le monde. Cela veut dire que pour les chrétiens la parole est précieuse, elle doit être prise en compte, préservée. Trop de paroles tue la parole, et les chrétiens doivent refuser le verbiage et les mots que l’on élève comme un paravent pour masquer les problèmes. Le chrétien joint toujours l’acte à la parole, ils sont indissociables depuis le commencement du monde.
Deuxièmement, Jésus est le verbe, il est Celui qui est sans cesse en mouvement. Il a déployé son ministère public en marchant et c’est en marchant qu’il guérit, qu’il restaure, qu’il redonne l’impulsion de vie à ceux qui en étaient privés. Le chrétien est donc appelé à être toujours en recherche sans jamais se figer dans les certitudes.
Enfin, Jésus nous donne la capacité de raisonner et c’est pourquoi toute notre intelligence doit se déployer dans notre vie de foi. Il n’y a pas de question bêtes, ni de questions irrespectueuses, toute question sur la spiritualité doit être honorée. A chacun, à chacune, de se donner les outils pour mieux comprendre la révélation et la vie de foi qui en découle. En route, mes amis, en route !
Mercredi 31 décembre 2025
JE VOUS SALUE SAINT JOSEPH
Paroles et musique : Jean-Claude GIANADDA
JANVIER 2025
Suggestion "Prière du matin"
- Commencer par un beau " Signe de croix "
- Lire la phrase d'Évangile du jour (écrite en rouge)
- Méditation (Proposée)
- Chant (Proposé)
Renouvelons la Mission de l'Espérance
à partir de la prière.
Jeudi 1er janvier 2026
MARIE CHANTONS ENSEMBLE
Paroles et musique : Jean-Claude GIANADDA
Vendredi 02 janvier 2026
SOUVENEZ-VOUS VIERGE MARIE
Paroles et musique : Jean-Claude GIANADDA
Samedi 03 janvier 2025
JE VIENS VERS TOI LES MAINS OUVERTES
Paroles et musique : Jean-Claude GIANADDA
Dimanche 04 janvier 2025
I BELIEVE
Paroles et musique : Jean-Claude GIANADDA
Lundi 05 janvier 2025
EXISTER
Paroles et musique : Jean-Claude GIANADDA
Mardi 06 janvier 2026
MARIE TENDRESSE DANS NOS VIES
Paroles et musique : Jean-Claude GIANADDA
MERCREDI 07 JANVIER 2026
« » (Lc 18, 9)
Mercredi 07 janvier 2026
SEL DE LA TERRE
Paroles et musique : Jean-Claude GIANADDA
JEUDI 08 JANVIER 2026
« » (Lc 13, 10)
Jeudi 08 janvier 2026
BÉNI SOIS DIEU LE TRÈS HAUT LE PUISSANT
Paroles et musique : Jean-Claude GIANADDA
VENDREDI 09 JANVIER 2026
« » (Lc 6, 12)
Vendredi 09 janvier 2026
DIEU DE MISÉRICORDE
Paroles et musique : Jean-Claude GIANADDA
SAMEDI 10 JANVIER 2026
« » (Lc 6, 12)
Samedi 10 janvier 2026
DIEU DE MISÉRICORDE
Paroles et musique : Jean-Claude GIANADDA
DIMANCHE 11 JANVIER 2026
« » (Lc 15, 1-10)
Dimanche 11 janvier 2026
TU ES PARTI EN EMPORTANT
Paroles et musique : Jean-Claude GIANADDA
LUNDI 12 JANVIER 2026
« » (Lc 16, 1-8)
Lundi 12 janvier 2026
LA PLUS BELLE LUMIÈRE
Paroles et musique : Jean-Claude GIANADDA
MARDI 13 JANVIER 2026
« » (Lc 16, 9-15)
Mardi 13 janvier 2026
TIENS MA LAMPE ALLUMÉE
Paroles et musique : Jean-Claude GIANADDA
MERCREDI 14 JANVIER 2026
« » (Jn 2, 13-22)
Mercredi 14 janvier 2025
PAR LE PAIN ET PAR LE VIN
Paroles et musique : Jean-Claude GIANADDA
JEUDI 15 JANVIER 2026
« » (Lc 9, 1-6)
Jeudi 15 janvier 2026
LOUANGE À DIEU !
Paroles et musique : Jean-Claude GIANADDA
VENDREDI 16 JANVIER 2026
« " (Lc 17, 26)
Vendredi 16 janvier 2026
OÙ DEUMEURES-TU ?
Paroles et musique : Jean-Claude GIANADDA
SAMEDI 17 JANVIER 2026
« » (Lc 17, 11)
Samedi 17 janvier 2026
MON DIEU MON ÂME A SOIF DE TOI
Paroles et musique : Jean-Claude GIANADDA
DIMANCHE 18 JANVIER 2026
« » (Lc 17, 20-25)
Dimanche 18 janvier 2026
JE VIENS VERS TOI LES MAINS OUVERTES
Paroles et musique : Jean-Claude GIANADDA
LUNDI 19 JANVIER 2026
« " (Lc 17, 26)
Lundi 19 janvier 2026
VENIR VERS TOI MON DIEU
Paroles et musique : Jean-Claude GIANADDA
MARDI 20 JANVIER 2026
« " (Lc 17, 26)
Mardi 20 janvier 2026
GARDE MA VIE SIMPLE ET TRANQUILLE
Paroles et musique : Jean-Claude GIANADDA
MERCREDI 21 JANVIER 2026
« » (Lc 21, 5)
Mercredi 21 janvier 2026
JE CHERCHAIS TANT CETTE LUMIÈRE
Paroles et musique : Jean-Claude GIANADDA
JEUDI 22 JANVIER 2026
« » (Lc 19, 11-28)
Jeudi 22 janvier 2026
SI SEULEMENT TU ÉTAIS LÀ
Paroles et musique : Jean-Claude GIANADDA
VENDREDI 23 JANVIER 2026
« » (Lc 19, 41-44)
Vendredi 23 janvier 2026
JE M'ABANDONNE À TOI
Paroles et musique : Jean-Claude GIANADDA
SAMEDI 24 JANVIER 2026
« » (Mt 12, 46-50)
Samedi 24 janvier 2026
JE CROIS EN TOI
Paroles et musique : Jean-Claude GIANADDA
DIMANCHE 25 JANVIER 2026
« » ( Lc 20, 27 )
Dimanche 25 janvier 2026
AIMER TOUJOURS
Paroles et musique : Jean-Claude GIANADDA
LUNDI 26 JANVIER 2026
« J » (Lc 23, 35-43)
Lundi 26 ja,nvier 2026
POURQUOI MON DIEU?
Paroles et musique : Jean-Claude GIANADDA
MARDI 27 JANVIER 2026
« » (Lc 21, 1)
Mardi 27 janvier 2026
VERS TOI SEIGNEUR J'ÉLÈVE MON ÂME
Paroles et musique : Jean-Claude GIANADDA
MERCREDI 28 JANVIER 2026
« » ( Lc 21, 5-11 )
Mercredi 28 janvier 2026
PUISQUE TU NOUS REJOINS
Paroles et musique : Jean-Claude GIANADDA
JEUDI 29 JANVIER 2026
« » ( Lc 21, 12-19 )
Jeudi 29 janvier 2026
EN TES MAINS
Paroles et musique : Jean-Claude GIANADDA
VENDREDI 30 JANVIER 2026
«» ( Lc 21, 20-28 )
Vendredi 30 janvier 2026
LA VIE CONTINUE
Paroles et musique : Jean-Claude GIANADDA
SAMEDI 31 JANVIER 2026
« » ( Lc 21, 29-33)
Samedi 31 janvier 2026
COMME UNE LAMPE SUR MES PAS
Paroles et musique : Jean-Claude GIANADDA
DIMANCHE 1er FÉVRIER 2026
« » ( Lc 21, 34-36 )
Dimanche 1er février 2026
COMME L'ENCENS
Paroles et musique : Jean-Claude GIANADDA